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La grande pagaille dans les commissariats de police d’Abidjan

 

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Entre les forces pro-Ouattara et la police nationale, on ne sait plus qui fait quoi.

Deux mois après être parvenu au pouvoir, le nouveau régime soutenu par la communauté internationale, peine à mettre en place une police vraiment républicaine au service des citoyens de ce pays. Faites un tour dans les différents commissariats du district d’Abidjan, le spectacle est plus que désolant.

A la place des policiers, les vrais, nous observons la présence des dozos ou jeunes malinké qui ont pris les armes pour combattre aux côtés des rebelles venus du nord.

Dans la commune de Marcory, par exemple, les trois commissariats sont aux mains des jeunes « coxers » et des « gnambolos » issus des syndicats de transporteurs. Des jeunes, pour la plupart originaires du nord et déscolarisés, qui ne savent pas tenir un cahier de registre à plus forte raison taper un procès verbal.

A Yopougon, dans la plus grande commune de Côte d’Ivoire, on note toutefois la présence de quelques policiers dans certains commissariats. Il s’agit des 19ème et 16ème arrondissements. Dans ces deux commissariats, les chefs de guerre de la milice pro-Ouattara qui se font appeler abusivement « commandants » occupent illégalement les bureaux des commissaires de police qu’ils ne tiennent pas à lâcher.

Au 19ème arrondissement, Doumbia Moussa, celui qui se fait appeler le « commandant Djouroumou » occupe le bureau du commissaire Sanogo. Dehors, les quelques policiers qui ont répondu à l’appel pour la reprise du service se regroupent toute la journée sous un manguier à se tourner les pouces. Ils sont juste sollicités quand il s’agit d’établir des pièces ou de taper des procès verbaux.

Au 16ème arrondissement de la même commune, l’ambiance est identique. Un sergent de police qui a rallié la rébellion favorable au camp Ouattara au moment chaud de la guerre, est devenu le chef de ce commissariat. A l’instar de son compagnon de lutte Doumbia, ce sergent de police du nom de Lézou, se fait appeler « commissaire central ». Empêchant de ce fait le commissaire légal de prendre possession de son bureau.

C’est pratiquement la même situation que vivent les policiers et les commissaires légaux dans les autres commissariats d’Abidjan. Devant une telle situation humiliante, la plupart des policiers ont préféré rester à la maison. D’autres ont tout simplement quitté le pays. Au 6ème arrondissement de Koumassi, par exemple, le commissaire ne s’est pas présenté jusqu’à présent à son poste. Au camp commando de cette commune, les éléments de ce corps d’élite ne sont pas du tout enthousiastes quand il s’agit de faire des patrouilles mixtes avec les miliciens de Ouattara. « Ils sont très indisciplinés », rapporte un gendarme sous couvert de l’anonymat.

On se demande bien, dans un tel cafouillage, comment le régime de Ouattara compte rétablir la sécurité. Une interrogation qui se justifie d’autant plus que l’insécurité grandissante est le fait de sa propre milice.

Une correspondance de Pierre G. in Notre voie

 

Descente musclée des Frci dans une usine à Koumassi

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Date : 09/06/2011 | 21:02 – Notre Voie

Des soldats fidèles au président Alassane Ouattara ont fait une descente musclée à l’usine « Adam Afrique » à la zone industrielle de Koumassi mardi aux environs de 11h, ont rapporté plusieurs témoins sur place. Environ une trentaine, et munis d’armes de guerre montées sur des véhicule pick-up, les soldats FRCI ont fait irruption à l’usine « Adam Afrique » pour selon nos sources installer à la tête de l’usine les frères Fayez Soudan et Raffik Soudan à la place de M. Marwan qui était absent ce jour là, indique nos informateurs. Selon eux, durant deux heures, le personnel a été séquestré et martyrisé. Qu’est-ce qui explique cela ? Difficile de le dire. Les agents se sont refusés à tout commentaire. Du moins publiquement.

 

Les FRCI tuent 4 personnes à Becouefin

 

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Une expédition punitive des Frci à Becouefin dans le département d’Akoupé du dimanche 5 au mercredi 8 juin a fait 4 morts et plusieurs blessés graves parmi la population villageoise.
Selon des sources concordantes, tout est parti d’un jeune allogène qui, il y a deux ans, vivait dans le village où il avait pour amie une jeune fille. Les deux s’étaient séparés et lui avait disparu du village. La jeune fille s’était mariée avec un autre jeune du village avec qui elle a même eu un enfant. Le lundi 5 juin, le jeune allogène réapparaît cette fois-ci dans son nouveau statut de combattant FRCI en compagnie d’un de ses compagnons d’arme. Installé dans un maquis de la place, il fait appeler son ancienne copine. Celle-ci se rend sur les lieux. Quand elle se rend compte qu’il s’agit de son ex-ami, elle a juste eu le temps de les saluer avant de s’excuser et demander à repartir. Mais celui-ci, sous la menace de son arme l’oblige à s’asseoir. Le frère du mari de la jeune dame qui l’a vue se diriger vers le maquis va voir ce se passe. Il reconnaît le jeune homme qui, du reste est très bien connu dans le village. Il lui fait alors comprendre que la jeune fille est désormais mariée à son frère. Il n’en fallait plus pour mettre le « vaillant et respectable » combattant Frci hors de lui. S’en suit une dispute qui se prolonge hors du maquis et attire bien foule. Le combattant Frci dégaine et une balle part. Elle atteint mortellement un bébé de 5 ans appartenant à un couple Ahoussa qui vit dans le village. Les jeunes se révoltent et la bagarre éclate. Débordés les deux éléments FRCI prennent la fuite. Dans l’après-midi, deux cargos de Frci entrent dans le village. Jusqu’au mercredi 8 juin, ils exercent une violence inouïe sur les populations, notamment les jeunes du village de Bouecofin. Il a fallu l’intervention de l’onuci pour arrêter les massacres.

Boga Sivoiri

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